Sommaire 11 parties
- Résumé rapide
- Que dit la loi ?
- Qui est concerné ?
- Comment justifier la conformité (attestation vs certificat)
- Sanctions et risques en cas d’absence de justificatif
- Critères techniques : inaltérabilité, sécurisation, conservation, archivage
- Cas pratiques et FAQ
- Interaction avec la facturation électronique
- Avant d’acheter — checklist à fournir au fournisseur
- Comment nous avons classé les solutions
- Annexes
Mise à jour le 22/09/2026. Cette page explique qui est concerné par l’obligation de conformité des logiciels et systèmes de caisse, ce que prévoit la loi, comment la conformité se justifie, et quels sont les risques en cas d’absence de justificatif.
Résumé rapide
À retenir
La loi vise l’assujetti qui enregistre les règlements de clients particuliers au moyen d’un logiciel ou d’un système de caisse. Cette page rassemble les textes et commentaires officiels consultés au 22/09/2026. Elle précise les quatre conditions techniques exigées et les modes de justification reconnus par l’administration.

L’obligation en un coup d’œil
4 conditions que votre logiciel de caisse doit remplir
Source : CGI, art. 286-I-3° bis et 1770 duodecies, commentaires BOFiP consultés le 22/09/2026.
Que dit la loi ?
L’obligation figure à l’article 286‑I‑3° bis du Code général des impôts. Le texte impose que le logiciel ou le système de caisse réponde aux conditions d’inaltérabilité, de sécurisation, de conservation et d’archivage lorsque l’assujetti enregistre les règlements de clients particuliers via un outil de caisse.
Le saviez-vous ?
L'obligation figure à l'article 286‑I‑3° bis du Code général des impôts.
Le BOFiP commente ces exigences et détaille la portée pratique des quatre conditions techniques. Le commentaire administratif rappelle l’objet de chaque exigence sans fournir de modèle opérationnel à recopier.
La chronologie récente a modifié les modalités de preuve : le commentaire BOFiP consulté au 22/09/2026 mentionne les solutions de preuve acceptées et l’évolution législative des années 2025‑2026. Toute vérification finale doit être faite sur la source primaire et actualisée avant toute décision.
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Qui est concerné ?
L’obligation vise la personne qui encaisse des particuliers et qui enregistre ces règlements via un logiciel ou un système de caisse. Les activités qui facturent exclusivement entre entreprises sans encaissement de particuliers sont hors champ. Les cas particuliers — franchise en base de TVA, régimes spécifiques — doivent être vérifiés sur le BOFiP au cas par cas.
La règle porte sur le logiciel ou le système utilisé, pas sur l’existence matérielle d’un meuble‑caisse. Ainsi, disposer d’une caisse mécanique ou d’un cahier papier reste hors champ si aucun enregistrement informatisé des règlements n’est mis en œuvre.
Si le logiciel est développé en interne ou s’il s’agit d’un logiciel libre, l’utilisateur est considéré comme éditeur et assume la responsabilité de fournir le justificatif demandé par l’administration.
Comment justifier la conformité (attestation vs certificat)
Au 22/09/2026, le BOFiP reconnaît deux modes de preuve. Le premier est le certificat délivré par un organisme accrédité. Le second est l’attestation individuelle de l’éditeur conforme au modèle administratif référencé par l’administration. Le BOFiP explicite ces deux voies sans publier dans ce texte le modèle d’attestation.
La chronologie législative récente modifie l’accès et la forme de ces justificatifs. L’éditeur peut fournir une attestation ou s’engager dans une procédure de certification. L’important pour l’utilisateur est d’exiger et d’obtenir le justificatif formel avant tout paiement du logiciel ou du service.
Il est recommandé de conserver la preuve écrite du justificatif et d’indiquer clairement la version logicielle concernée par le document. En cas de mise à jour majeure du logiciel, la version doit être identifiée dans le justificatif.
Sanctions et risques en cas d’absence de justificatif
L’administration peut infliger une amende en cas de défaut de justificatif. Le commentaire BOFiP consulté le 22/09/2026 cite l’article 1770 duodecies du CGI et mentionne une amende de 7 500 € par logiciel ou système de caisse concerné. La procédure prévoit une mise en demeure et un délai de 60 jours pour se mettre en conformité. Si la régularisation n’intervient pas, la même amende peut être appliquée à nouveau selon les éléments publiés dans le BOFiP.
Ces montants et procédures doivent être vérifiés sur le texte consolidé de Légifrance avant toute citation finale sur un document contractuel ou juridique.
Critères techniques : inaltérabilité, sécurisation, conservation, archivage
Le BOFiP définit les contours des quatre exigences techniques sans fournir un mode opératoire unique. Inaltérabilité signifie que les enregistrements ne peuvent être modifiés sans trace. Sécurisation vise la protection contre les accès non autorisés. Conservation et archivage imposent des conditions de durée et de lisibilité des données.
Le commentaire administratif précise des exemples de mesures admises, mais il ne livre pas de checklist exhaustive applicable à tous les cas. Chaque configuration nécessite d’identifier la mesure technique qui garantit la conformité pour la version logicielle utilisée.
La conséquence pratique est que le justificatif doit référencer la version du logiciel et les garanties fournies pour cette version. L’administration attend une preuve permettant d’identifier clairement l’état du logiciel à la date de la vente ou de l’utilisation.
Cas pratiques et FAQ
J'ai une caisse mécanique ou un cahier papier. Suis‑je concerné ?
Si aucun logiciel ou système informatisé n'enregistre les règlements des clients particuliers, l'obligation formelle décrite par l'article 286‑I‑3° bis ne s'applique pas. Voir le BOFiP pour les cas limites.
J'utilise un tableur ou un outil interne.
L'utilisateur est considéré comme éditeur. Il doit pouvoir fournir le justificatif approprié (attestation ou certificat) pour l'outil utilisé.
Où vérifier l'état actuel des règles ?
Consulter Légifrance pour les textes consolidés, le BOFiP pour les commentaires administratifs, et impots.gouv.fr pour les notices pratiques. Les pages officielles doivent être relues au moment de la décision.
Interaction avec la facturation électronique
La relation entre l’obligation de conformité des logiciels de caisse et le calendrier ou les règles de facturation électronique B2C n’est pas tranchée de manière exhaustive dans les documents consultés. Le régime général de la facturation électronique évolue selon un calendrier propre. L’articulation précise avec l’obligation caisse peut nécessiter une lecture ciblée des textes et des mises à jour administratives.
Avant d’acheter — checklist à fournir au fournisseur
- Demander le justificatif formel (attestation de l’éditeur ou certificat d’un organisme accrédité).
- Vérifier que le justificatif mentionne la version logicielle concernée.
- Obtenir et conserver le document AVANT tout paiement.
- Conserver une copie des échanges écrits faisant état du justificatif.
- Pour un outil développé en interne ou un logiciel libre, exiger du responsable une attestation rédigée et datée.
Comment nous avons classé les solutions
Cette page ne publie pas de comparatif de logiciels. Elle rassemble les textes et commentaires officiels consultés au 22/09/2026 et fournit des repères juridiques. Un comparatif distinct, s’il est publié ultérieurement, annoncera sa méthode, son périmètre, la date du relevé et signalera les offres rémunérées par la mention « Annonces » conformément aux obligations applicables.
Sources
- Article 286‑I‑3° bis du Code général des impôts — Légifrance — consulté le 22/09/2026.
- BOFiP — BOI‑TVA‑DECLA‑30‑10‑30 et référencements utiles (attestation / certificat) — consulté le 22/09/2026.
- BOFiP — commentaires sur les infractions et l’article 1770 duodecies (amendes) — consulté le 22/09/2026.
- impots.gouv.fr — notices et rubriques pratiques à relire le jour J — consulté le 22/09/2026.
- INSEE — Indice des loyers commerciaux (ILC) T1 2026 = 135,26 — publication 24/06/2026 — consulté le 22/09/2026.
- Légifrance / Journal officiel pour les textes consolidés — consulté le 22/09/2026.

Par Claire Mesnil
Responsable des guides caisse et encaissement
Claire Mesnil a tenu pendant neuf ans l'administratif d'une épicerie fine avant de conseiller des commerçants sur leur équipement d'encaissement. Elle couvre les caisses enregistreuses, les logiciels de caisse, les terminaux de paiement et les obligations qui les entourent (certification, TVA, facture électronique). Chaque comparatif part des grilles tarifaires publiques des éditeurs, relevées et datées.