Aller au contenu

Marketing

Commerce à La Réunion : site vitrine ou boutique en ligne

Création de site internet pour un commerce à La Réunion : vitrine ou boutique en ligne, coût sur trois ans, TVA de l'île et points à vérifier.

S. Ferrand

Par S. Ferrand · Rédacteur
Publié le 2 octobre 2026 · 9 min de lecture

Commerce à La Réunion : site vitrine ou boutique en ligne
Photo Kampus Production / Pexels
Sommaire 5 parties
  1. Site vitrine ou boutique en ligne : lequel pour ouvrir un commerce à La Réunion ?
  2. Combien prévoir pour un site de commerce, sur trois ans
  3. Vendre en ligne depuis l’île : ce qui change vraiment
  4. Comment choisir son prestataire pour un site de commerce
  5. Questions fréquentes

Le bail est signé, l’enseigne est commandée, et la question du site tombe entre la livraison du comptoir et la première commande de stock. Pour une création de site internet de commerce à La Réunion, le premier réflexe utile consiste à regarder des prix réels. Réunion Webdesign, une agence web à La Réunion installée à Saint-Louis depuis 2005, affiche par exemple les siens en clair sur sa page d’accueil. C’est rare, et c’est un bon point de départ pour comparer.

Reste à savoir quoi acheter. Vitrine et boutique en ligne ne coûtent pas la même chose, ne demandent pas le même travail et ne rapportent pas de la même façon. Ce guide tranche la question pour un commerce qui ouvre sur l’île. Les chiffres viennent de France Num, d’Entreprendre Service Public et de tarifs publics relevés le 2 octobre 2026.

Site vitrine ou boutique en ligne : lequel pour ouvrir un commerce à La Réunion ?

Un site vitrine ne vend rien. Il fait venir. Il donne l’adresse, les horaires, les produits phares, le numéro à appeler. Pour une boulangerie au Tampon ou un salon de coiffure à Saint-Denis, c’est le bon outil.

La boutique en ligne, elle, encaisse. Le client choisit, paie, puis attend son colis ou passe le chercher. Elle vous oblige à tenir un stock à jour, à photographier chaque article et à préparer des envois.

Faut-il les deux dès l’ouverture ? Rarement. Si vos clients achètent en touchant le produit, commencez par la vitrine. Si vous vendez des articles qui voyagent bien, avec une référence précise que l’on recherche par son nom, la boutique se justifie plus tôt.

Le vrai piège : ouvrir une boutique en ligne avec douze produits mal photographiés, parce qu’un ami a dit qu’il fallait « être sur internet ». Mieux vaut pas de boutique du tout qu’une boutique vide. Le visiteur la quitte vite et ne revient pas.

Le critère qui tranche n’est pas technique. C’est le temps. Une vitrine se met à jour quelques fois par an. La boutique, elle, se tient chaque semaine : nouveaux produits, ruptures, retours, colis. Comptez ce temps avant de comparer les prix.

mains tenant un smartphone qui affiche une boutique en ligne, un ordinateur portable ouvert en arrière-plan
Vitrine ou boutique, la première visite se fait presque toujours sur un téléphone. Photo : cottonbro studio / Pexels

Testez donc chaque proposition sur votre propre téléphone, pas sur l’écran du prestataire. Une page qui oblige à zoomer pour lire les horaires est à refuser, quel que soit le prix.

Combien prévoir pour un site de commerce, sur trois ans

Oubliez le prix affiché à la commande : il ne dit presque rien. Ce qui compte, c’est ce que le site vous aura coûté au bout de trente-six mois, maintenance et abonnements compris.

Le service de l’État pour le numérique des petites entreprises, France Num, donne des fourchettes. Comptez de 900 à 5 000 € pour un site basique et de 3 000 à 10 000 € pour un site e-commerce réalisé par un professionnel. Sur une plateforme en ligne, l’abonnement d’une petite boutique tourne jusqu’à 100 € HT par mois, plus des commissions de 5 à 15 % sur les ventes.

À La Réunion, certains tarifs publics se situent en dessous de ces moyennes. L’agence citée plus haut annonce 967 € TTC pour une vitrine de 1 à 3 pages et 1 967 € TTC pour un site e-commerce, hébergement et maintenance compris la première année, puis 564 € TTC par an avec la maintenance. Ramenés à trois ans, ces chiffres changent la hiérarchie.

Ce qu’un site de commerce coûte sur 36 mois
Site loué 50 € par mois1 800 €
Au bout de trois ans, rien ne vous appartient.
Vitrine achetée, maintenance incluse2 095 € TTC
967 € à la commande, puis 564 € les années 2 et 3 (tarif public réunionnais).
Boutique sur plateforme à abonnementjusqu’à 3 600 € HT
100 € HT par mois au plus, hors commissions de 5 à 15 % (France Num).
Site e-commerce sur mesure3 000 à 10 000 €
Création seule, frais récurrents en plus (fourchette France Num).
Sources : France Num, mise à jour du 20/06/2025 ; tarifs publics relevés le 02/10/2026.

Le chiffre qui surprend, c’est la location. À 50 € par mois, l’offre paraît indolore. Elle coûte pourtant presque autant qu’une vitrine achetée et entretenue, sans rien vous laisser à la fin. Mieux vaut payer une fois et rester propriétaire.

Pour la boutique, l’abonnement n’est que la moitié de la note. Une commission de 10 % sur 2 000 € de ventes mensuelles, c’est 200 € de plus chaque mois. Faites ce calcul avec votre chiffre prévu, pas avec celui de la publicité.

Votre caisse est-elle en règle ?

Un test de 5 questions, 1 minute, pour savoir si votre système d’encaissement est concerné.

Faire le test →

Vendre en ligne depuis l’île : ce qui change vraiment

Pensée pour la métropole, une boutique en ligne ne colle pas toujours à un commerce réunionnais. Trois points méritent d’être réglés avant la mise en ligne : les taxes, la livraison et les obligations du vendeur.

Les taxes d’abord. Le module de prix doit appliquer les taux de l’île, pas ceux de Paris.

Le saviez-vous ?
Un même shampoing ne porte pas la même TVA à Saint-Pierre et à Lyon. Selon Entreprendre Service Public, savons, shampoings et cosmétiques sont taxés à 8,5 % en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, contre 20 % en métropole. Paramétrée avec les taux métropolitains, la boutique affiche donc des prix faux.

La livraison ensuite. Sur l’île, le client attend deux choses : un tarif par commune et la possibilité de passer en boutique. Le retrait en magasin coûte peu et ramène du monde au comptoir. Privilégiez-le, et ne le cachez surtout pas en bas de la page de paiement.

ordinateur portable affichant un tableau de suivi des ventes, posé sur une table à côté de cartons d'expédition étiquetés
Une boutique en ligne, c’est aussi un suivi de commandes et des colis à préparer chaque semaine. Photo : Kampus Production / Pexels

Les obligations, enfin. Elles sont les mêmes qu’en métropole. Entreprendre Service Public les liste : un bouton « Commande avec obligation de paiement », un délai de livraison annoncé, sinon 30 jours au plus, et un droit de rétractation de 14 jours. Un prestataire sérieux les intègre sans que vous ayez à les demander. S’il ne connaît pas ces termes, changez de prestataire.

Une dernière règle concerne surtout les commerces qui grandissent vite.

Accessibilité : êtes-vous concerné ?
Depuis le 28 juin 2025, les sites e-commerce doivent être accessibles aux personnes handicapées. L’obligation, précise France Num, vise les PME de plus de 10 salariés dont le chiffre d’affaires ou le bilan dépasse 2 millions d’euros. Les microentreprises en sont exclues. Un commerce qui ouvre seul n’est donc pas visé. Le jour où il embauche, la question revient.

Pour un commerce qui démarre, inutile de s’en inquiéter dès le premier jour. Demandez quand même au prestataire si son modèle de site respecte les contrastes et la navigation au clavier : corriger plus tard coûte plus cher.

Comment choisir son prestataire pour un site de commerce

À La Réunion, l’offre ne manque pas : agences de Saint-Denis, studios du Sud, indépendants qui travaillent depuis chez eux. Le choix se fait rarement sur le prix. Il se fait sur ce que vous pourrez vérifier avant de signer.

La méthode de France Num tient en quatre gestes : écrire un cahier des charges d’une page, l’envoyer à plusieurs professionnels, regarder leurs réalisations et appeler un ou deux de leurs clients. On saute volontiers cette étape. Dommage : ce coup de fil vaut plus que n’importe quelle plaquette.

Quatre vérifications avant de signer
1
Trois sites livrés
Ouvrez-les sur votre téléphone. Vérifiez qu’ils sont encore en ligne et à jour.
2
Un client au téléphone
Un commerce du même secteur, si possible. Demandez-lui comment se passe la suite.
3
Le nom du propriétaire
Le nom de domaine et le site doivent être à vous, écrit noir sur blanc.
4
Le solde à la fin
Acompte à la signature, solde après mise en ligne et vérification des fonctions.
Méthode inspirée des recommandations de France Num (mise à jour du 20/06/2025).

Le troisième point est le plus important. Un site dont le nom de domaine est enregistré au nom du prestataire vous attache à lui. Le jour où vous voulez partir, vous repartez de zéro, adresse comprise. Exigez la propriété du domaine dès la signature.

Regardez aussi la ligne maintenance avant le prix. C’est elle que vous paierez chaque année. Méfiez-vous du devis sans maintenance chiffrée. Il n’est pas moins cher : il est incomplet.

Le prestataire local a un avantage simple : le même fuseau horaire et un rendez-vous possible dans la semaine. Quand la boutique bloque un samedi matin, la différence se sent. Un développeur à l’autre bout du monde, qui dort pendant vos heures d’ouverture, coûte moins cher sur le devis et plus cher le jour de la panne.

Questions fréquentes

Un site vitrine suffit-il pour ouvrir un commerce ?
Oui, dans la plupart des commerces de proximité. Il donne l’adresse, les horaires et les produits phares. La boutique en ligne vient ensuite, si vous avez le temps de la tenir chaque semaine.
Combien coûte un site e-commerce à La Réunion ?
Pour France Num, un site e-commerce réalisé par un professionnel coûte entre 3 000 et 10 000 €. Au moins une agence de l’île affiche 1 967 € TTC pour une boutique simple. Ajoutez toujours la maintenance annuelle au calcul.
Faut-il louer ou acheter son site ?
Acheter, dans la plupart des cas. Une location à 50 € par mois revient à 1 800 € sur trois ans, et le site ne vous appartient jamais.
Quelle TVA afficher sur une boutique en ligne réunionnaise ?
Celle de l’île. Pour les produits d’hygiène et les cosmétiques, par exemple, le taux est de 8,5 % à La Réunion contre 20 % en métropole, d’après Entreprendre Service Public. Votre comptable confirme les taux de vos propres produits.

Si vous ne deviez faire qu’une chose cette semaine : écrivez sur une page ce que le site doit faire, envoyez-la à trois prestataires de l’île et comparez les réponses sur la même ligne, celle du coût à trois ans.

Sources
France Num — « Combien payer pour un site web ou un site e-commerce ? », mise à jour du 20/06/2025, consultée le 28/09/2026.
France Num — « Accessibilité des sites de e-commerce », mise à jour du 17/12/2025, consultée le 28/09/2026.
Entreprendre Service Public — fiche F23455 sur la vente en ligne aux particuliers, vérifiée le 19/06/2026, consultée le 28/09/2026.
Entreprendre Service Public — « Taux de TVA dans le secteur de l’hygiène et de la santé » (F23567), vérifiée le 18/06/2025, consultée le 02/10/2026.
Réunion Webdesign — page d’accueil, tarifs publics, consultée le 02/10/2026.
Photos : Kampus Production / Pexels (image d’en-tête et colis), cottonbro studio / Pexels (smartphone).
S. Ferrand

Par S. Ferrand

Rédacteur

S. Ferrand est un rédacteur passionné par l'e-commerce et les outils numériques au service des commerçants. Il s'assure de l'exactitude de ses informations en s'appuyant sur des sources fiables et des analyses approfondies.

Tous ses articles →

À lire aussi