Sommaire 7 parties
- Création site internet à Sète, vitrine ou boutique en ligne, que vous faut-il ?
- Ce que vous devez avoir prêt avant le premier rendez-vous
- Lire un devis ligne par ligne, en commençant par la maintenance
- Nom de domaine et contenus, restez propriétaire de votre site
- Choisir une agence près de chez vous sur des sites qu’on peut ouvrir
- Ce que coûte un site la troisième année
- Questions fréquentes
Le bail est signé, la vitrine n’est pas encore posée, et votre comptable vous a glissé qu’il vous faudrait « un site ». Avant d’appeler une agence de création site internet sète, réglez trois points. Ce que le site doit faire pour votre commerce. Ce que vous avez déjà sous la main. Et ce que vous paierez chaque année, une fois la mise en ligne passée. Une création de site internet à Sète, à Frontignan ou ailleurs autour de l’étang de Thau ne se juge pas au prix du devis. Elle se juge à la troisième année.
Le baromètre France Num publié le 15 septembre 2025 par la Direction générale des entreprises a interrogé 11 021 entreprises, dont 7 878 TPE. 78 % des dirigeants y disent que le numérique leur rapporte quelque chose de concret. Trois TPE-PME sur quatre ont un budget numérique. Reste à savoir où part cet argent. C’est tout l’objet de ce qui suit.
Création site internet à Sète, vitrine ou boutique en ligne, que vous faut-il ?
Un site vitrine ne vend rien. Il fait venir. Si vos clients achètent en touchant le produit, c’est lui qu’il vous faut d’abord. Un caviste, une fleuriste, un poissonnier, une boutique de prêt-à-porter du centre-ville : leur client veut savoir si c’est ouvert le lundi, où se garer et à quoi ressemble la boutique. Cinq pages bien faites répondent à ça. Pas cinquante.
La boutique en ligne, c’est un autre métier. Elle demande des photos propres pour chaque référence, un stock tenu à jour et quelqu’un pour emballer les colis. Posez-vous une seule question : qui met à jour le stock le samedi soir, après la fermeture ? Si la réponse est « personne », n’ouvrez pas de boutique en ligne. Vous auriez une vitrine qui annonce des articles déjà vendus.
L’erreur classique, c’est la boutique ouverte avec douze produits photographiés au téléphone sous un néon. Elle coûte le prix d’un site marchand et ne rapporte pas plus qu’une vitrine. Commencez par la vitrine. Une agence sérieuse sait la faire évoluer en boutique le jour où vous aurez de quoi la tenir. Demandez-le dès le départ : « si j’ajoute la vente en ligne dans deux ans, on repart de zéro ou on complète ? »
Ce que vous devez avoir prêt avant le premier rendez-vous
Plusieurs agences du coin proposent un premier échange gratuit. AD Web Création, basée à Frontignan, annonce sur sa page d’accueil un diagnostic de 30 minutes, sans engagement, avec une réponse sous 24 heures. Trente minutes, ça passe vite. Arrivez avec votre dossier, pas avec une idée vague.
Le minimum tient sur une feuille. Votre logo, si possible en fichier vectoriel et pas en capture d’écran. Une dizaine de photos de la boutique, prises à la lumière du jour, porte ouverte. Vos horaires, saisons comprises. La liste de ce que vous vendez ou des prestations que vous faites, avec les prix si vous comptez les afficher. Votre numéro SIRET et l’adresse exacte du commerce.

Ajoutez deux choses qu’on oublie. Les accès à votre fiche d’établissement Google, si vous en avez une : c’est elle que vos clients voient en premier quand ils cherchent votre rue. Et trois sites de commerçants qui vous plaisent, plus un qui vous agace. Ce dernier en dit plus long à un prestataire que tous les adjectifs.
Les textes, maintenant. Qui les écrit ? Si le devis ne dit rien, c’est vous. Prévoyez-le dans votre agenda, parce qu’un site bloqué trois mois faute de texte pour la page « À propos », c’est la règle plus que l’exception.
Le saviez-vous ?
Un site sans mentions légales expose son éditeur à des poursuites. L’article 6, III de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique impose d’afficher l’identité de l’éditeur et celle de l’hébergeur. La CCI Paris Île-de-France rappelle, dans sa fiche mise à jour le 25 juin 2026, que l’absence de ces mentions est punie d’un an d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende pour une personne physique, montant multiplié par cinq pour une société. Vérifiez que la page figure au devis, et que ce sont bien VOS informations qui y apparaissent.
Lire un devis ligne par ligne, en commençant par la maintenance
Lisez la ligne maintenance avant le prix. C’est elle que vous paierez chaque année. Un devis de création qui n’en parle pas n’est pas moins cher. Il reporte la facture à plus tard, au moment où une mise à jour aura cassé le formulaire de contact.
Que doit couvrir cette ligne ? Les mises à jour techniques, les sauvegardes, la surveillance de la sécurité. Le même baromètre France Num relève que 52 % des dirigeants craignent le piratage de leurs données, soit 16 points de plus qu’en 2020. Un site de commerce rarement mis à jour est une porte ouverte. Demandez noir sur blanc à quelle fréquence les sauvegardes sont faites, et combien de temps il faut pour remettre le site en ligne après un incident.
Viennent ensuite les lignes qu’on compare mal. L’hébergement et le nom de domaine sont des abonnements annuels, pas des frais de départ. Le référencement local, c’est le travail qui fait remonter votre boutique quand quelqu’un tape votre métier suivi de « Sète » ou de « Frontignan ». Il comprend la structure technique du site et la cohérence avec votre fiche Google. Si cette ligne tient en trois mots, demandez ce qu’il y a dedans.
Méfiez-vous des offres « site offert » ou « site à 0 € ». Lisez la durée d’engagement avant le reste. Un abonnement mensuel sur 48 mois, sans possibilité de partir avec votre site, n’a rien d’un cadeau. C’est une location.
Les postes d’un site de commerçant, du devis à la troisième année
Payé une fois (année 1)
▸ Conception et maquette
▸ Site vitrine ou boutique en ligne
▸ Mise en place du référencement technique et local
▸ Page de mentions légales
▸ Formation à la mise à jour
Payé chaque année (années 1, 2, 3…)
▸ Nom de domaine
▸ Hébergement
▸ Maintenance : mises à jour, sauvegardes, sécurité
▸ Suivi du référencement local
▸ Modifications de contenu hors forfait
Le bon calcul : coût de départ + 3 × colonne de droite. C’est ce total qu’on compare d’un devis à l’autre.
Nom de domaine et contenus, restez propriétaire de votre site
Le nom de domaine, c’est votre adresse. Il doit être enregistré à votre nom, ou à celui de votre société, pas à celui de l’agence. Demandez qui en sera le titulaire avant de signer, et vérifiez-le après la mise en ligne. Le jour où vous changerez de prestataire, c’est la seule chose que vous ne pourrez pas refaire.
Même logique pour le reste. Les textes que vous avez écrits, les photos de votre boutique, la liste de vos produits vous appartiennent. Exigez un accès administrateur au site, avec vos propres identifiants. Exigez aussi la possibilité d’exporter vos contenus. Une location qui ne laisse rien au bout est une dépense, pas un investissement.
La question à poser tient en une phrase : « si nous arrêtons dans deux ans, qu’est-ce que je récupère ? » Une bonne agence répond sans hésiter, et l’écrit dans le contrat. Une réponse floue suffit à passer au devis suivant.
Choisir une agence près de chez vous sur des sites qu’on peut ouvrir
Un prestataire se choisit sur des sites livrés qu’on peut ouvrir, et sur un client qu’on peut appeler. Pas sur une plaquette. Demandez trois réalisations récentes de commerces, de préférence proches du vôtre par la taille. Ouvrez-les sur votre téléphone, pas sur l’ordinateur de l’agence. La page s’affiche vite ? Le numéro est cliquable ? Les horaires se trouvent sans chercher ?

Puis appelez un des clients. Deux questions suffisent. Les délais annoncés ont-ils été tenus ? Et quand quelque chose a cassé, combien de temps a-t-il fallu pour obtenir une réponse ? Ce coup de fil vaut plus que tous les avis en ligne.
La proximité a un intérêt réel, à condition de s’en servir. Un prestataire installé entre Sète, Frontignan et Montpellier peut passer voir la boutique, photographier la devanture, comprendre que vos clients ne sont pas les mêmes en juillet et en novembre. Mais un prestataire du coin qui ne vous montre aucun site livré ne vaut pas mieux qu’un inconnu à l’autre bout du pays. Le code postal ne remplace pas les preuves.
Un dernier test, rapide et révélateur : allez voir la page de mentions légales des sites qu’on vous montre. Si elle manque, ou si elle porte le nom de l’agence à la place de celui du commerçant, vous savez à quoi vous attendre pour le vôtre.
Ce que coûte un site la troisième année
Un outil numérique se juge à ce qu’il coûte la troisième année, pas le jour de la signature. Reprenez vos devis et faites le calcul vous-même. Additionnez le prix de création et trois années de domaine, d’hébergement et de maintenance. Ajoutez les modifications que vous savez déjà venir : changement d’horaires, nouvelle carte, soldes. Comparez ce total, et seulement lui.
Ramenez-le ensuite à votre caisse. Prenez le coût annuel récurrent, divisez-le par la marge que vous laisse un ticket moyen. Le résultat, c’est le nombre de clients que le site doit vous amener chaque année pour se payer. S’il en faut quelques dizaines, l’affaire est saine. S’il en faut plusieurs centaines pour une boutique de quartier, le devis est mal taillé pour vous, quel que soit le joli design de la maquette.
Le devis le moins cher au départ finit rarement le moins cher à trois ans. L’inverse non plus n’est pas garanti. Seul le calcul tranche.
Avant de signer, posez sur la table les trois papiers qui comptent : le devis avec sa ligne maintenance chiffrée, la clause qui dit à qui appartient le nom de domaine, et le numéro d’un client déjà livré. S’il en manque un, ne signez pas cette semaine.
Sources
Direction générale des entreprises, « France Num présente la 6e édition de son baromètre annuel sur la transformation numérique des TPE et PME », communiqué du 15 septembre 2025, consulté le 13 octobre 2026.
CCI Paris Île-de-France, fiche pratique « Quelles sont les sanctions encourues dans le cas d’absence de mentions légales sur site internet », mise à jour le 25 juin 2026, consultée le 13 octobre 2026.
Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, article 6, III.
AD Web Création, page d’accueil (offre de diagnostic et services), lue le 13 octobre 2026.
Questions fréquentes
Un site vitrine suffit-il pour une boutique physique ?
Oui, si vos clients achètent en voyant ou en touchant le produit. Le site vitrine les fait venir : horaires, adresse, photos, téléphone. La boutique en ligne ne se justifie que si vous pouvez tenir le stock à jour et gérer les envois.
À qui doit appartenir le nom de domaine de mon site ?
À vous, ou à votre société. Faites-le préciser au contrat et vérifiez le titulaire après la mise en ligne. C'est la seule chose qu'on ne peut pas reconstruire en changeant de prestataire.
Les mentions légales sont-elles obligatoires sur le site d'un commerçant ?
Oui. La loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique impose d'identifier l'éditeur et l'hébergeur. Selon la CCI Paris Île-de-France (fiche mise à jour le 25 juin 2026), l'absence de mentions est punie jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, cinq fois plus pour une société.
Comment comparer deux devis de création de site internet ?
Sur trois ans, pas sur le prix de départ. Additionnez la création et trois années de nom de domaine, d'hébergement et de maintenance. Le devis qui ne chiffre pas la maintenance n'est pas comparable : demandez-la avant de trancher.

Par S. Ferrand
Rédacteur
S. Ferrand est un rédacteur passionné par l'e-commerce et les outils numériques au service des commerçants. Il s'assure de l'exactitude de ses informations en s'appuyant sur des sources fiables et des analyses approfondies.